Chaque année l'ACEM (Association des Constructeurs Européens de Motocycles) organise sa conférence annuelle. L'occasion de faire le point sur l'état du marché, les tendances,en réunissant les « acteurs » du monde de la
moto, cette année sous le signe de la
« motomobilité durable » (en anglais : Sustainable Motorcycling in
Europe).
La FFMC était dans la salle...
Après des années de baisse, le marché des motos remonte timidement la tête, de même pour celui des cyclos, qui lui s'était carrément écroulé. Les normes Euro 4 moto sont en place, Euro5 pointe le nez à l'horizon 2020...
Après les
habituelles courtoisies du maître de cérémonies, se met en place
une table ronde avec l’incontournable Panel de discussion : DG Move (Transport) de la Commission, DG Grow (Economie) de la Commission, ACEM, Parlement Euro, T&E (Transport & Environment - lobby 'vert'),
FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme) Europe, etc..
L’intérêt a été
d’avoir autour de la table de vrais contradicteurs pour sortir de
l’habituel ronron de l’exercice..
Ici il y a eu un peu
d’action, Liberté contre Sécurité, Lobby vert contre lobby industriel, Evolution contre Révolution.
Un constat : la
technologie va plus vite que la politique : T&E pousse donc
pour une évolution plus rapide vers le 0 émission. L’ACEM se
retranche derrière les progrès réalisés depuis 15 ans, avec Euro5
qui pointe à l’horizon 2020 et le coût répercuté vers
l’usager.. La Commission incrimine les Etats Membres qui ont
bloqué l’évolution du permis européen. Faut il perdre la liberté
de ne pas respecter la loi pour gagner celle de l’air pur, et d’un
transport totalement sûr ? La liberté d’obéir à une machine
est-elle toujours une liberté. Etc…
Les mots de conclusion des participants :
FIMeu (Silvio
Manicardi) : Le pragmatisme doit l’emporter sur l'idéalisme
T&E(Greg Archer): 90 % des accidents sont causés par une erreur humaine. Divisons les par 10 en généralisant le véhicule autonome. Les évolutions sont trop lentes. Le politique est en retard sur les évolutions technologiques.
Acem (Erwin Segers); Il faut une approche graduée des évolutions réglementaires pour permettre aux industriels de s'adapter mais rapide pour répondre aux besoins de la société.
Commission (Claire Depré): pour améliorer la situation, il faut atteindre/toucher (to reach) les conducteurs qui détiennent la clé de tout.
Parlement Européen (Bernd Lange) : plaide pour une approche globale ou les problèmes ne soient pas pris séparément


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