Comme la FFMC s'intéresse toujours de près au futur de notre mode de transport favori, voici une vision "prospective" de l'avenir de notre mobilité. Et comme tout le monde n'a pas 1h30 a passer à visionner cette vidéo, en voici, résumé pour vous, les principaux éléments pour ce qui nous concerne.
La vidéo présente les travaux de Jean Marc Jancovici (et son
collègue Alain Grandjean) du cabinet Carbone 4 dans le cadre d’une mission
d’information de l’assemblée nationale sur « l’offre automobile d’un point
de vue énergétique fiscal industriel écologique ».
Rien de très nouveau pour la FFMC. En effet, la présentation
de Sylvain Gaychet aux assises 2018 et celle faite par Eric Thiollier aux Journées
Techniques et d’Information de la FFMC, édition 2018, sont directement
inspirées par ces mêmes travaux de Jean-Marc Jancovici. Nous avions même proposé à Jean Marc
Jancovici de venir à nos assises de 2019 (mais celui-ci a malheureusement
décliné l’offre).
Les informations rejoignent donc assez logiquement celles présentées
aux JTIs comme aux assises :
L’offre mondiale en énergie (qui dépend des ressources fossiles
à 80%) conditionne le développement de l’économie. Or, on a dépassé le pic du pétrole
conventionnel en 2008 (ce qui en passant, a provoqué le retournement du marché
de l’immobilier aux USA et la crise de 2008). L'offre en pétrole va désormais stagner et à terme baisser au fur
L'impact sur l'économie, c'est que ça va aller de pire en pire, selon ces deux consultants, puisque la poursuite de la décrue
de l’offre en pétrole va entraîner une décroissance « subie » et non
« choisie » (et aboutir à un renchérissement à terme des produits
pétroliers), avec un risque d’effondrement du système économique mondial (qui
ne survit que par le « mythe » d’une croissance infinie) :
« il va falloir faire mieux avec moins ».
L’impact sur nos vies ? Comme la demande de mobilité ne
faiblit pas (il faut bien aller bosser), la seule issue pour faire face à la
crise mondiale de l’énergie, ce sont des véhicules moins énergivores, moins
performants, moins polluants (conso < 2l/100km) ou électriques. Ces
véhicules devraient selon Jancovici faire l’objet d’incitations fiscales pour accélérer
le renouvellement du parc (une autre « bonne » mesure serait
l’isolation thermique des habitations chauffées au fuel ou au Gaz).
Sachant qu’il sera difficile de faire cracher plus de 50 ch
à un véhicule consommant moins de 2l /100km, on constate que le véhicule
électrique serait aujourd’hui la seule manière de garder des performances élevées
tout en réduisant les émissions polluantes (=faire mieux avec moins). Véhicule
électrique qui selon Alain Grandjean présente indiscutablement un impact
meilleur que le thermique tant en terme d’émissions de CO2 que de polluants
locaux.
Diverses autres choses à garder à l’esprit selon les
auteurs de l’analyse, et sur des sujets qui nous touchent de près (on passe sur
le ferroviaire et les Bus au biogaz…) :
-
Une des meilleures solutions pour encourager une
mutation vers des énergies alternatives aux combustibles fossiles est une
hausse de la taxe carbone (pour rappel celle-ci avait été proposée dès 1998
avec Jospin, qui a reculé devant les menaces de mouvement social des
transporteurs routiers).
-
L’abaissement des vitesses maximales autorisées
est également une bonne manière de réduire la facture énergétique.
-
La part du 2RM dans les déplacements quotidiens
est croissante, ce qui selon Alain Grandjean n’est pas une bonne nouvelle pour
l’écologie car le 2RM ne présente pas de bonnes performances environnementales
tant en matière de particules fines que de CO2 (ce qui peut se contester).
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